La Femme au carnet rouge / Antoine Laurain

La femme au carnet rouge

Un soir, à Paris, Laure se fait agresser et voler son sac à main devant chez elle. Choquée, déboussolée, elle se rend à l’hôtel le plus proche pour la nuit. Le lendemain, Laurent trouve le sac abandonné dans la rue. Le portefeuille, les papiers et le téléphone ont bien sûr disparu. Il ne reste que des objets que seul un sac à main de femme peut contenir… Sans valeur ? Certainement pas. Ce sont autant de témoins d’une vie, d’une femme. Des petits indices et surtout un carnet rouge qui vont piquer au vif la curiosité de Laurent et l’inciter à passer de libraire à détective.

Qui n’a pas rêvé un jour de jouer au détective amateur ? De faire la rencontre d’un parfait inconnu qui nous semble familier ? Laurent se retrouve dans un engrenage qu’il finit par ne plus vraiment maîtriser, pris par son désir de la rencontrer. Si je l’ai lu avec une certaine légèreté au début, je me suis retrouvée moi aussi prise au jeu. Le roman gagne vraiment en intensité au fil de l’écriture et j’ai été touchée par les doutes et questionnements des personnages au dénouement de cette histoire. Sans vouloir trop en révéler, l’idée de « nostalgie du possible » m’a beaucoup plu. C’est un livre qui titille ce besoin de bouleverser le quotidien, une jolie comédie romantique qui fait du bien.

Les Bannis / Laurent Carpentier

Les bannis

Laurent Carpentier nous livre un patchwork de vies et de drames. Il soulève le voile d’une famille, dévoilant les épreuves auxquelles chaque génération a fait face. Et l’écriture dépasse largement en émotions la fiction puisqu’il s’agit ici de sa propre famille. Le désir de savoir, de comprendre, la colère, la tristesse, la compassion viennent donner à ce récit force et intensité. Le récit ressemble à une série de nouvelles, reliées par le fil de l’arbre généalogique. Chaque chapitre s’attache à une personne et surtout à ce qui a fait d’elle un « banni ». Au fil de la lecture, cette idée de bannissement fait de plus en plus sens au regard des épreuves, des choix et des drames traversés par cette famille.

Je suis moins réceptive et sensible au genre de l’autobiographie mais malgré cela, j’ai apprécié cette lecture et j’ai été touchée par ce récit. L’écriture est vraiment travaillée et agréable. Les lieux et les références m’ont beaucoup parlé, notamment dans le premier chapitre, ce qui m’a amusée et attisé ma curiosité. Cette galerie de personnes est marquante et ces parcours de vie ne peuvent laisser insensible.

A paraître le 19 août 2015.